Love Master A

Publié le par Misuzu



Auteur: Kyoko Ashimoto
Editions: Asuka
Tomes: 2

Citation:
L’amour n’est ja­mais une chose fa­cile, d’au­tant plus lors­qu’on est ado et que tout le monde vous connaît comme la spé­cia­liste des « râ­teaux »… Aria Sa­ku­rai, qui s’est fait le ser­ment de ne plus ja­mais tom­ber amou­reuse, va pour­tant aider les vic­times des peines de cœur à se dé­cla­rer. La jeune fille cam­pe­ra-​t-​elle fer­me­ment sur sa po­si­tion ?
Quand l’amour de­vient une croi­sade…

Une croi­sade aussi pour le lec­teur qui doit dé­gus­ter une fois de plus les frasques des amours d’une jeune fille face à des gar­çons sté­réo­ty­pés et com­plè­te­ment dingues. Love Mas­ter A, c’est un co­pier col­ler sans foi ni loi des œuvres les plus ba­teaux dans le genre. Le per­son­nage prin­ci­pal fé­mi­nin rap­pelle en tout point Tohru de Fruits Basket avec ses émois in­sup­por­tables et ses pseu­dos ques­tions exis­ten­tielles. Le qua­tuor de per­son­nages mas­cu­lins sor­tis tout droit d’un asile se com­pose sim­ple­ment d’une fille mi­so­gyne, un spor­tif dé­bile, un sa­breur terne et un fra­gile mec­ton en den­telle. Voilà. Et bien évi­dem­ment des si­tua­tions des plus clas­siques (fête du lycée, dé­pla­ce­ment au temple pour la nou­velle année) et des pé­ri­pé­ties sim­plistes. Rien de bien nou­veau et ça ne risque pas de s’ar­ran­ger avec le temps.

Un co­mi­té des élèves fou fou fou

Le co­mi­té des élèves des pre­mières an­nées vit dans le grand luxe (à croire que les ly­cées nip­pons pos­sèdent des for­tunes co­los­sales…) et se laisse aller à des amou­rettes de tout poil avec des qui­pro­quos et des suc­ces­sions d’évé­ne­ments amou­reux en tout genre. On a du mal à voir la dif­fé­rence avec n’im­porte quel autre manga de genre et on se fiche to­ta­le­ment de l'amour porté par Aria en­vers Jin tel­le­ment c'est gros, d’au­tant plus que les autres per­son­nages ne marquent vé­ri­ta­ble­ment pas du tout. Aus­si­tôt lu, aus­si­tôt ou­blié, une lec­ture tout à fait pas­sable qu’on ne peut prendre vrai­ment qu’à la lé­gère…

Sur­tout que le des­sin de Ha­shi­mo­to s’ins­crit dans une norme des plus clas­siques pour un shôjo. Ses per­son­nages aux vi­sages fins sans dé­faut et aux uni­formes de fa­shion vic­tim ne se dis­tinguent pas d’autres tirés de la masse de titres des­ti­née aux ado­les­centes avec leur dé­cou­page en tout sens et leur manque de rem­plis­sage évident. On n’y re­trouve rien de pro­fi­table gra­phi­que­ment.

Tel­le­ment léger qu’une bour­rasque fait s’en­vo­ler le scé­na­rio pour le dé­po­ser très loin dans les limbes des man­gas les plus quel­conques. Aucun risque, Love Mas­ter A n’est qu’une courte pas­sade en deux vo­lumes fai­blarde. Le ca­ta­logue d’Asuka est rem­pli de meilleurs titres que ce­lui-​ci, dont L’Infirmerie Après les Cours…
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Publié dans Mangas ~

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